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[city-centre-offices/la baleine]
jeudi 16 novembre 2006.
Si en 2004, on s’était penché sur le premier album de Donato Wharton c’était avant tout parce que le disque paraissait sur le label City-Centre-Offices, ce qui constituait en soit une caution de qualité. On avait depuis lors laissé le gallois installé en Allemagne plongé dans sa tristesse austère, sa triste austérité. Et aujourd’hui encore, Body Isolation nécessite des conditions adéquates pour être apprécié à sa juste valeur. Parce que seul le morceau chanté (non sans évoquer une surprenante origine africaine), Blue Skied Demon, accroche l’auditeur dès passé une brève introduction. Sur la suite, le reste des compositions instrumentales, dépouillées, millimétrées qui constituent ce disque court (à peine plus d’une demi-heure) s’avèrent arides... Et puisque le nom de l’album fait référence à un terme de danse contemporaine, on pense alors à ces formes d’expressions corporelles trop codifiées pour être facilement intelligibles pour le béotien. Jusqu’à ce qu’en fin de disque, l’enchaînement Sidereal / Wake touche droit au coeur, rompe l’isolement. Ces quelques minutes en apesanteur céleste font basculer la musique de Wharton de la beauté plastique à la sensibilité réconfortante. Le vernis se craque alors et à la réécoute, on perçoit pleinement désormais l’émotion dégagée par les compositions de Wharton. La suite de notes de piano qui s’égrènent sur Transparencies prend du sens. La mélodie très ténue qui souffle derrière les nappes synthétiques de Puget Sound saute aux oreilles. Et ainsi de suite, toujours dans un registre de l’infiniment petit. Un album discret mais passionnant. ![]() |
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