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[city-centre-offices/la baleine]
mardi 2 octobre 2007.
Après un premier album dont on garde un souvenir assez vague (Gehen, paru en 2004), Swod était resté discret : Oliver Doerell se consacrant à son projet Dictaphone (2 albums sur C-C-O) et Stephan Wöhrmann enregistrant des compositions sur commande. Dans ce contexte, Sekunden constitue une agréable surprise. Les deux allemands se donnent ici la réplique sur des compositions instrumentales atmosphériques et à dominante acoustique : l’un, au piano (instrument qui caractérise vraiment le son de Swod) ou à la batterie (généralement très feutrée) et l’autre, à l’aide d’une basse et fort d’arrangements électroniques complexes et subtils, ou encore en distillant avec parcimonie quelques samples de dialogues de films. Aussi, dans la forme, la musique de Swod évoque-t-elle une version apaisée et cinématographique de leurs collègues de label, I’m Not A Gun, ou encore Harold Budd. Les compositions du duo jouent ainsi sur les ambiances, sur l’évocation. Les deux plages vidéos, réalisées par Steffen Ramlow démontrent d’ailleurs avec pertinence le caractère suggestif de la musique de Swod, avec deux films tournés en noir et blanc au charme suranné, qui mettent en perspectives des moments de vie, saisissant des expressions, des instantanées du quotidien, soulignant un geste pour le mettant en parallèle et lui rendre ainsi une grâce suggestive. Sekunden se révèle au fil des écoutes d’une richesse telle qu’il s’agit d’une des toutes meilleures productions de City-Centre-Offices. ![]() |
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