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[city centre offices/la baleine]
mardi 27 janvier 2009.
Plongé dans la torpeur depuis la parution de l’album de Swod en 2007, le label berlino-mancunien City Centre Offices s’est contenté de délivrer un seul disque en 2008. Mais pas n’importe lequel. Certes, Miwon n’est pas vraiment l’artiste le plus médiatique ni le plus reconnu de CCO et A To B se présente comme un disque discret, loin d’être tape à l’œil et même sans single évident capable de propulser Miwon sous les feux des médias. N’empêche ce deuxième album des allemands résume bien l’identité développé par CCO. Et A To B en est une belle illustration, conviant dans un mélange doucereux pop, électronica ambiant et influences danse - autant dire donc qu’il se niche à la croisée des styles qui ont permis à CCO de se hisser au statut de label incontournable. La recette adoptée par Miwon est relativement simple, comportant un nombre limité d’ingrédients, mais qui permet des déclinaisons multiples : des structures rythmiques électroniques sur lesquelles guitares, chant et synthétiseurs viennent développer les mélodies. Avec adresse, Miwon peut ainsi livrer une ballade mélancolique (Matchbox), un morceau sautillant comme Round And Round (dans la veine du meilleur Icebreaker) ou une longue plage extatique (They Leave In Autumn). Pour ce qui est de creuser le sillon pop, Hendrik Kröz a eu recours à l’aide de quelques amis : pour les parties vocales (Lindsay Buckingham, le japonais Maho Masuda ou encore Sibylle Fendt) ou greffer quelques gimmicks mélodiques (Nick Gloeckner pour la guitare et Galaktlan aux synthés). Quant tout le monde est réuni, cela donne A To B, le morceau qui donne son nom à ce deuxième album et se veut être une référence à Fleetwood Mac ( !), dans la même veine que Lali Puna, avec un chant féminin parlé et détaché sur une mélodie accrocheuse. Entre chansons bâties autour d’un format pop, et morceaux plus introspectifs, Miwon ne cesse de passer d’un point A à un point B, cultivant avec élégance l’ambivalence. ![]() |
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