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[city centre offices/la baleine]
jeudi 13 août 2009.
Voilà les qualificatifs "post-rock, alt-country, folktronica and ambient americana" employés sur le site de The Gentleman Losers pour décrire leur musique. Si le duo finlandais, composé des frères Samu et Ville Kuukka, peut légitimement se targuer d’œuvrer dans ce registre musical, Dustland ne saurait être réduit à un simple exercice de style (instrumental en l’occurrence), où le duo s’astreindrait à agencer les éléments organiques dans un contexte électronique pour composer des mélodies désincarnées, aussi jolies soient-elles. Car, tout comme son prédécesseur (paru il y a déjà 3 ans) mais avec une concision qui frôle désormais la perfection, ce 2éme album exhale une sensibilité troublante, une humanité captivante, qui ne souffre nullement de la configuration minimale du groupe. Bâties autour de guitares aquatiques dévoyées par une multitude d’effets panoramiques et de bandes passées dans un magnétophone d’antédiluvien, ornées de fins arrangements de cordes ou d’instruments à vents, les mélodies flottent, ripent même (Silver Water Ripples) pour mieux donner une impression de flottement. The Gentleman Losers excelle pour instaurer une rêverie mélancolique, en jouant sur la lumière et les détails. Ces 12 compositions où se côtoient les influences de The Durutti Column, Bark Psychosis, Ekkehard Ehlers, Mogwaï (Peeble Beach en particulier) ou Angelo Badalamenti, s’enchainent ainsi dans un long mouvement sinusoïdal, avec pour point d’orgue The Echoing Green, morceau étourdissant de délicatesse. La parfaite bande-son des divagations nocturnes de la pensée... ![]() |
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![junior boys [eng]]( IMG/arton1135.jpg)