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bifurcations
mathias sten
silverstation
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[silverstation]
lundi 21 décembre 2009.
Voilà une belle découverte : Avaray, premier album de Mathias Sten un garçon dont on n’avait jamais entendu parler jusqu’alors. Un album incroyablement courageux, non pas pour l’audace stylistique ni l’originalité de la forme, car la musique de Mathias Sten est réduite à son minimum : une guitare, une voix. Et c’est bien là où l’orléanais est épatant, avec un album qu’il assume de bout en bout, seul. Dans leurs plus simples habits, servis par une production sèche et limpide, ses chansons sont tendues et habitées - on n’est d’ailleurs guère surpris à l’écoute de Cul De Sac par exemple, d’apprendre que le jeune homme œuvrait dans un groupe émo-core au destin local. Mathias Sten incarne ses textes, tour à tour romantiques ou d’une portée bien plus profonde (la biographie précise d’ailleurs qu’il a soutenu un doctorat en climatologie). Au paroxysme de la tension, The Whistling Of The Wind est implacable, tout comme The Inacceptable, où Mathias Sten s’emporte, envoyant valdinguer la mélodie, s’arrachant les doigts sur les cordes de sa guitare sèche. A contrario, il retrouve l’apaisement, si ce n’est l’abattement même, sur Trees, Leaves & Birds ou s’abandonne à une douce mélancolie (Salt Lake Bathing en clôture). Que ce soit dans l’un ou l’autre de ces registres, Mathias Sten n’a que peu de confrère en France (tout juste pourrait-on évoquer François Virot sur Autonomy) et il avance seul, mu par l’incroyable assurance que lui procure sa sincérité. ![]() |
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