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[city-centre-offices/la baleine]
lundi 5 septembre 2005.
Le suédois Henrik Jonsonn revient sur CCO un peu plus d’un an après son premier album. Sur un temps plus long (51’), il parfait sa musique toujours un peu abstraite, un peu expérimentale, très ambiante. Dans un souffle hivernal, les sons vintage de Porn Sword Tobacco tombent tels des flocons de neiges, laissant parfois la nature s’exprimer (les grillons de Soft Airgun&Electric). C’est une atmosphère douce et chaleureuse que le nordique a construit, à base de guitare, piano, bruits, électronique : des bouts de riens et de ficelles qui, agencé avec sensibilité, donnent un peu à entendre, beaucoup à imaginer. Le brouillard enveloppe tout et brouille l’audition, des craquements inquiètent (Dina Upptäckter Ritar Kartan). Des sons se dessinent, il en suffit de peu parfois (Carl Zeiss Driving To Work) et les ambiances sont fortes. Le brouillard peut aussi laisser passer plus de notes, comme celles de Soft Airgun&Electric, If Your Bed Could Cry ou Thank You, qui écrivent la musique d’un film érotique en costumes mais réalisé dans les années 70. Ce second album un peu trop long (la version cd présente 3 morceaux en bonus) alterne ainsi ambiances électro-acoustiques et compositions plus mélodiques, dans un flou qui évoque l’émission par une fréquence radiophonique, mais peine à établir un univers véritablement cohérent et une personnalité musicale. Ces vignettes ont une histoire propre, mais évoquent peu et ne convainquent pas.
Le second album de Boy Robot est plus réussi. Rotten Cocktails s’inscrit facilement dans la veine de son prédécesseur Glamorizing Corporate Lifestyle. Dub, techno, electronica et house s’y associent gracieusement. Les compositions fluides et lisses de Hans Möller et Michael Zorn sont particulièrement entraînantes : des boucles mélodiques réussies, de beaux sons organiques, de solides beats répétitifs sont parfaitement mixés. Ces compositions aguichent véritablement l’auditeur sur des orientations organiques et chaudes ou plus métalliques ; surtout elles ne choquent jamais, à aucun moment un son ne va venir perturber le confort de l’auditeur, à aucun moment le tempo ne s’emballera vraiment, tout reste facile, joli, doux, abordable. We Accept All Our Parents Credits Cards est à ce titre un summum, un tube irrésistible. Aussitôt écouté, aussitôt oublié. Soit. Mais aussitôt écouté, aussitôt apprécié. ![]() |
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